mercredi 11 janvier 2017

Les fiancés de l'hiver Tome 1 la Passe Miroir - Christelle Dabos



Avis



4e de couverture

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel. Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable. Découvrez le premier livre d'une grande saga fantastique et le talent d'un nouvel auteur à l'imaginaire saisissant. 


Auteur

Christelle Dabos est née en 1980 sur la Côte d'Azur. Elle commence à gribouiller ses premiers textes sur les bancs de la faculté et se destine à être bibliothécaire quand la maladie survient. L'écriture devient alors une seconde nature, notamment au sein de Plume d'Argent, une communauté d'auteurs sur Internet. Elle décide de relever son premier défi littéraire grâce à leurs encouragements et devient ainsi la grande lauréate du Concours du premier roman jeunesse avec "Le passe-miroir".
Christelle Dabos vit aujourd'hui en Belgique.



J'ai bien aimé le monde crée par Christelle Dabos. Cela m'a parue à la fois familier et totalement nouveau. 

Certains moments m'ont tout de même semblé un peu longs mais l'univers est tellement riche !

J'ai aimé le personnage d'Ophélie et sa capacité d'abnégation. C'est une jeune fille simple mais très intelligente, qui s'est toujours contenté de ce qu'elle avait et qui a voué sa vie aux objets dont elle peut lire le passé. 
Si elle se révolte à l'annonce de son mariage arrangé, elle comprend rapidement que l'avenir de son clan dépend de cette alliance. Aussi se fait-elle une raison... enfin en apparence, car au plus profond d'elle-même elle garde ce sentiment de révolte. 
J'ai trouvé cela très intéressant de développer le thème des mariages arrangés car, malgré l

Côté fantastique, cette histoire fait la place belle aux pouvoirs développés dans chaque clan. 
Ophélie, comme je le disais plus haut, peut lire l'histoire des objets qu'elle touche et de ce fait porte des gants en permanence. Mais elle peut aussi traverser les miroirs et ainsi aller d'une pièce à l'autre. 
Les clans qu'elle va rencontrer au pôle où elle suit son fiancé ont des dons qui peuvent s'avérer très dangereux : certains sont par exemple capables de déformer la réalité. 

Un mot sur le fiancé d'Ophélie, Thorn : au début, on le déteste. En cours de lecture, on se surprend à lui trouver des excuses à son caractère imbuvable. Et à la fin, eh bah, on ne sait plus sur quel pied danser... 

Pas de grandes batailles ou de créatures chimériques mais un monde audacieux qui ne ressemble à aucun autre. 

Et une mention spéciale à la très belle couverture. 


Extraits

"Ophélie sentit sa gorge se nouer pendant que sa tante pestait contre ses nœuds. Elle savait que c’était très égoïste de sa part, mais la pensée que cette femme partirait un jour lui était intolérable. Si sèche et rude fût-elle, c’était la seule personne qui l’empêchait de devenir toute froide à l’intérieur depuis leur arrivée ici."
"Un nez était en train de pousser au beau milieu d’une armoire à glace.
Le nez allait en avançant. Il émergea bientôt à sa suite une paire de lunettes, une arcade sourcilière, un front, une bouche, un menton, des joues, des yeux, des cheveux, un cou et des oreilles. Suspendu au milieu du miroir jusqu’au épaules, le visage regarda à droite, puis à gauche. La pliure d’un genou affleura à son tour, un peu plus bas, et remorqua un corps qui s’arracha tout entier de l’armoire à glace, comme il aurait fait d’une baignoire. Une fois sortie du miroir, la silhouette ne se résumer plus qu’à un vieux manteau usé, une paire de lunettes grises, une longue écharpe tricolore.
Et sous ses épaisseurs, il y avait Ophélie."
"Les yeux de Thorn, gris et froids comme le tranchant d'une lame, la heurtèrent une fois encore.
-Ophélie, ajouta-t-il sans sourire.
Dans cette bouche maussade, durci par l'accent du Nord, on aurait dit que son prénom coupait la langue."

mercredi 4 janvier 2017

Le coma des mortels - Maxime Chattam





Avis :


4e de couverture:

Qui est Pierre ? Et d’ailleurs, se nomme-t-il vraiment Pierre ?
Un rêveur ? Un affabulateur ? Un assassin ?
Une chose est certaine, on meurt beaucoup autour de lui.
Et rarement de mort naturelle.

Rebondissements incessants, métamorphoses, humour grinçant… un livre aussi fascinant que dérangeant, en quête d’une vérité des personnages qui se dérobe sans cesse.
Un roman noir virtuose dont l’univers singulier n’est pas sans évoquer celui d’un cinéma où David Lynch filmerait Amélie Poulain.



Auteur:

Voir chronique Le léviatemps 


Ce livre m'a laissé un goût amer...

J'adore le style de Chattam en temps habituel. Or ce récit adopte un ton tout à fait nouveau pour lui.

Pierre nous raconte son histoire à la première personne et je dois avouer que son ton blasé et souvent vulgaire, m'a beaucoup dérangée. Si je ne suis pas prude, les références sexuelles permanentes m'ont largement lassée.

Le récit est (volontairement) décousu. On ne sait jamais le fond des choses, on n'a que les impressions du narrateur. Tout passe par son ressentit et non par les faits.

Je me suis forcée à aller jusqu'au bout en espérant une fin explosive ou du moins un twist qui me laisserait sans voix.
Mais, au final, on apprend que peu de choses sur le pourquoi du comment. Et même lors du dénouement, je me suis sentie escroquée. Comme si l'effort que j'avais fait en lisant ce livre en entier n'avait pas été récompensé par une fin digne de ce nom.

Maxime Chattam s'est essayé au roman noir. Eh bien pour ma part, je le préfère largement dans son style habituel, le thriller.



Extraits :

" Non, je pense sincèrement qu'il ne peut y avoir qui que ce soit derrière tout ça, un pareil niveau d'incompétences ferait rendre leurs cartes de croyants à tous les adhérents religieux de l'histoire s'ils prenaient conscience de la nullité créatrice du bonhomme derrière l'Ecran Primal. Le Grand Scénariste a peut-être réussi un coup au tout début, mais depuis, les suites sont toutes plus ratées les unes que les autres et j'en viens à privilégier l'hypothèse athéiste plutôt que de croire en l'existence d'un destin mal rédigé, parce que le mec aurait donné tout ce qu'il avait au départ pour finalement perdre toute inspiration depuis."
"Le contact visuel devient électrique. Des signaux passent entre nous, tout un roman condensé en dix secondes dans ces pupilles qui se déshabillent. Des tonnes de mots, de souhaits, de promesses, d'ententes qui s'échangent. Elle me dit oui. À tout.Enfin je crois.
Donc je m'incline pour lui présenter ma bouche.Elle s'en amuse. Rien n'est gagné.Soudain, je me prends à espérer, le front humide, que le roman n'est pas juste une nouvelle. J'ai lu tout Guillaume Musso dans son regard, et brusquement je crains la méprise : si c'était Stephen King ?Approche moi et je t'égorge à la petite cuillère !La nouvelle se réduit à une strophe.Un poème, peut-être ?Non, à peine deux lignes, vaguement en rimes."

vendredi 30 décembre 2016

Top 5 des articles les plus consultés en 2016



Voici les 5 articles les plus consultés depuis la création du blog:
  1. #Mardimoitout : une initiative que j'aimerais relancer si vous êtes prêts à y participer ;-)
  2. La nouvelle la Vérité, pour laquelle je m'étais inspirée de photos de Marie et Raphaël, spécialistes de l'Urbex
  3. L'avant-première de Maeline 
  4. Le retour en photos de ma première participation au Festival Cidre et Dragons en 2015
  5. Et enfin l'annonce de la sortie de Maeline 

Mais j'aurais aimé aussi vous faire participer mon top 5 à moi : les articles que je préfére pour l'année 2016
  1. Ma lecture préférée de l'année 2016 : les Secrets de Nicolas Flamel
  2. La remise des premiers exemplaires de La Moisson des Ténèbres 
  3. Le salon d'Aumale 2016, où j'ai reçu le prix des collégiens pour La Moisson des Ténèbres
  4. Celui de Caudebec les Elbeuf où j'ai rencontré pour la première fois en chair et en os ma lectrice number One
  5. Et puis cet article où je vous annonçai l'écriture d'une nouvelle pour un concours ( on croise les doigts ;-) )


jeudi 29 décembre 2016

Je sais pas - Barbara Abel


Avis 



4e de couverture


Une belle journée de sortie des classes qui vire au cauchemar. 
Une enfant de cinq ans a disparu. 
Que s'est-il passé dans la forêt ? 
À cinq ans, on est innocent, dans tous les sens du terme. 
Pourtant, ne dit-on pas qu'une figure d'ange peut cacher un cœur de démon ?


Auteure

Barbara Abel est une auteure belge de romans policiers.

À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre, "L'Esquimau qui jardinait", qui est montée avec
succès sur des scènes bruxelloises et au Festival de théâtre de Spa. 
Elle se lance peu après dans l'écriture, publie quelques textes dans différentes revues et, en 2002, un premier roman policier, "L'Instinct maternel", lauréat du Prix du roman policier du festival de Cognac. 
Elle fait ensuite paraître d'autres récits de suspense qui évoquent souvent des milieux familiaux étouffants où germent délits et folie.

Elle assure également des chroniques culturelles diffusées sur Arte Belgique. Elle a collaboré à l'émission "Cinquante Degrés Nord" diffusée sur Arte Belgique et la RTBF.

Son roman "Un bel âge pour mourir" paru en 2003 a été adapté pour France 2 avec Marie-France Pisier et Emilie Dequenne dans les rôles principaux.


mardi 27 décembre 2016

Omnia



Le vent était en train de me glacer jusqu’aux os. Les larmes coulaient sur mes joues mais cela n’enlevait rien à ma volonté. « Don’t stop me now » chantait Freddy Mercury dans mes oreilles, me donnant encore un peu plus d’énergie pour avancer. 

ACDC prit le relais de Queen dans mon casque. Je resserrai ma prise autour de la laisse de Cyrcé, mon berger australien, qui courrait à mes côtés. Elle leva sa grosse tête marron et blanche vers moi. Ses yeux ambre pétillaient et sa langue pendante donnait l’impression qu’elle était en train de sourire.

- Allez ma belle ! On a fait la moitié du parcours ! murmurais-je autant pour l’encourager elle que moi.

Brusquement, elle tourna la tête, attirée par un bruit dans les fourrés. Les bois où nous courrions étaient peuplés par une multitude d’animaux sauvages. Et son instinct lui indiquait que quelque chose de vivant, après lequel elle pourrait sans doute courir, se déplaçait non loin.

Je poursuivis mon chemin, indifférente à la distraction de Cyrcé. C’était encore une jeune chienne. Un rien résonnait pour elle comme un appel au jeu.

Soudain, une fissure s’ouvrit à mes pieds, me barrant le passage. Aussitôt, elle se remplit d’eau. Affolée, je stoppai net, manquant de trébucher sur ma compagne poilue, qui ne comprenait pas plus que moi ce qui était en train de se produire.

jeudi 22 décembre 2016

Susan Hopper Tome 2 les Forces fantômes - Anne Plichota et Cendrine Wolf


Avis



4e de couverture



Après des années passées dans un orphelinat écossais, Susan a enfin réussi à trouver une famille qu'elle aime. Mais bien vite, le passé revient hanter ses nuits. Or, pour Susan, les cauchemars ne sont pas sans conséquences et c'est Eliot, le fils unique des Hopper, qui en fait les frais. Il ne survit désormais que sous la forme d'un spectre. Pis, les fantômes des ancêtres de Susan ont emménagé non loin du manoir des Hopper. Meredith O'More leur a promis que si Susan – la dernière descendante de leur famille – mourrait, ils reviendraient parmi les vivants. Tous sont déterminés à pousser au désespoir la jeune fille afin que la malédiction s'achève enfin. Celle-ci va devoir lutter sans relâche et tuer un à un ces démons cruels. Non seulement pour sa propre survie, mais aussi pour celle d'Eliot. Heureusement, dans son combat, Susan peut compter sur l'amour de sa mère défunte, mais aussi sur celui d'Eliot, et sur celui d'Alfred, le grand-père fou au coeur tendre. Et plus inattendu, celui d'Helen, la femme au parfum perdu. 


Auteures
Voir chronique du tome 1